En ces temps de néant, de pause, de presque rien au milieu de nulle part, l’art, le cinéma et la musique nous montrent plus que jamais à quel point notre bien-être passe par l’image, le son, par les histoires ou les sensations… Et aujourd’hui aussi, to be connected oblige, par le digital! Alors les artistes, quels qu’ils soient continuent à exister sur la toile, pour nous détourner d’un monde étrange, en conjuguant l’art à toutes ses irréalités.

C’est le cas de l’Italien Vincenzo Marsiglia, artiste complet, héritier de l’art cinétique, conceptuel et Op art, touche à tout passionné, et finalement indéfinissable. En ces temps de confinement et de crise liées aux privations des liens sociaux habituels, il nous propose de nous unir dans le monde impalpable du digital, autour d’un portrait, celui du médecin ou de l’infirmier/ière qui soigne, le portrait de la communauté artistique et culturelle qui continue à faire vivre l’art…

Le projet de Vincenzo Marsiglia s’appelle «Un Ritratto per Unirci», un portrait pour créer une grande communauté réelle et virtuelle, tous unis pour survivre, unis pour l’amour de l’art, unis à travers nos traits. L’artiste transforme des selfies en œuvres digitales, grâce à une application qu’il a créée il y a quelques années, et nommée Intercative Star App. Elle saisit les contrastes, transforme les couleurs, trace les contours d’une étoile à 4 branches sur chaque visage, empreinte immuable et signe distinctif de Marsiglia: «L’Art et la culture ont toujours été un moyen de favoriser le savoir et la renaissance; et souvent le meilleur pour véhiculer un message nouveau, auquel je vous demande de donner votre voix en participant avec un geste simple: un selfie, un cliché photographique que je transformerai en portrait d’art.»

Depuis le 4 avril dernier, chaque jour une série de portraits est publiée sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, comme l’expliquent les deux curatrices suisses du projet Julie Fazio et Laetitia Florescu: «Elle est l’expression d’une pensée positive qui devient une nouvelle dynamique commune, une chaîne de solidarité sans frontière!»

Une fois la pandémie terminée, les portraits voyageront sous la forme d’une installation digitale interactive. C’est d’abord à la fondation italienne «Luca et Katia Tomassini», attentive à l’innovation dans les domaines digital, artistique et culturel, que le projet sera  diffusé à Ovietto. Ensuite Vincenzo Marsiglia aimerait donner vie à son exposition sur des murs emblématiques, comme des bâtiments historiques, artistiques, architecturaux, ou simplement à l’intérieur de quadriportiques pour offrir au spectateur une expérience de réalité virtuelle, générée par une application à télécharger avant d’entrer! Une expo à suivre de près donc, qui reçoit déjà le soutien de Var Group en Italie, où l’installation sera aussi exposée. Peut-être aurons-nous la chance également d’accueillir le travail de Vincenzo Marsiglia sur le sol helvétique! En attendant, l’artiste a transformé une photo de notre directrice bien-aimée, Anne-Marie Philippe, en œuvre digitale. A la tête des éditions suisses de ELLE et Paris Match, elle donne régulièrement l’opportunité à l’art et aux artistes d’exister à travers nos pages.  

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