Pour remplir les objectifs de l’Accord de Paris, la taxe carbone sur les carburants et le mazout devrait atteindre CHF 1.70 par litre d’ici à 2050.

Des chercheurs de l’EPFL l’assurent  : une taxe appliquée uniformément au mazout (chauffage) et aux carburants (essence et diesel) permettrait de ramener les émissions de CO2 de 4,5 tonnes à 1,5 tonne par habitant. Il suffirait d’étendre aux carburants la taxe CO2, qui est actuellement de 25 centimes par litre d’huile de chauffage et de la relever progressivement à CHF 1.70 en 2050. Un plein d’essence coûterait 200 francs et celui de sa citerne à mazout de 3000 litres reviendrait à 7000 francs au lieu de 3000 ! Les remèdes existent: pompe à chaleur pour le chauffage et moteur électrique pour les véhicules. Mais que se passera-t-il le jour où l’entier du parc automobile roulera au tout-électrique ? En Californie, les chargeurs pour voitures électriques ne sont d’aucune utilité à cause des coupures de courant qui ont touché récemment 3 millions d’automobilistes. Le streaming pour télécharger de la musique et des vidéos, ainsi que pour les jeux en ligne représente 4% des émissions mondiales, soit le double du transport aérien (2,8%) Or, l‘Association des entreprises électriques suisses (AES) table sur une réduction de 30 à 50% d’énergies renouvelables hors solaire par rapport aux prédictions. Pour son président Michael Wider, la Suisse dépend fortement de ses voisins et ne peut pas avoir une vision isolée : « Il va être très difficile d’atteindre les objectifs 2050, avec une Allemagne qui va sortir du nucléaire et du charbon et les retards de la France dans l’abandon partiel ou la réfection de ses centrales nucléaires. » Au plus froid de l’hiver, les consommateurs tirent plus de courant pour les chauffages d’appoint. La sécurité de l’approvisionnement est en danger avec des centrales nucléaires débranchées: « L’Europe ne peut pas consommer plus d’énergie qu’elle n’en produit, avertit Michael Wider qui trouve la stratégie 2050 extrêmement ambitieuse. Tôt ou tard il faudra que les Etats, y compris la Suisse, fixent leur priorité. Parfois, je ressens un sentiment d’impatience devant le dilemme qui se pose. Nos prédécesseurs ont eu la sagesse de construire des barrages qui fournissent 60% d’énergie renouvelable, préservons-les ! » Il croit en revanche au photovoltaïque sur des toits industriels ou des maisons : « L’industrie est capable aujourd’hui de produire des cellules pliables ou aux couleurs des tuiles. Misons là-dessus. »  

Le gaz naturel n’a pas dit son dernier mot  

« Le gaz peut être une solution pour l’avenir en développant de petites unités de production de chaleur et d’électricité décentralisée dans des quartiers d’habitation ou de villas » estime René Bautz, directeur général de Gaznat à Vevey. Pour leurs projets de centrales à gaz, les gaziers suisses songent toujours à du gaz naturel progressivement remplacé par du biogaz ou mixés avec l’hydrogène. La voiture à gaz est plus écologique que la voiture électrique, si l’on analyse sa production jusqu’au recyclage.

 

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