Si j’avais un jour imaginé m’enthousiasmer pour l’action des banques et leur dire un grand merci!  Comme quoi on ne peut jamais dire «fontaine, je ne boirai pas de ton eau».

En revanche, je ne dirai pas merci au Covid-19! même si cette terrible crise nous offre de belles choses, comme la solidarité et la confiance.

Tout est parti de là. Quelques WhatsApp de mon voisin banquier. Un jeune cadre brillant de l’UBS, fort sympathique de surcroît. Un de ses messages annonçait alors que je prenais de ses nouvelles: «Nous attendons 100000 demandes de crédit d’urgence ces prochaines semaines contre 10000 en moyenne habituellement. Nous avons depuis ce matin 38 robots qui «tournent» à raison de 3 min/demande. Cette vitesse sauvera nombre d’entreprises. Les équipes travaillent à fond.»

Son enthousiasme et son investissement m’ont touchée. J’aime par-dessous l’engagement des êtres humains que ce soit professionnel ou privé.

Il est vrai, qu’à l’heure de cette crise sanitaire, les prêts aux petites et moyennes entreprises garantis par la Confédération rassurent nombre de patrons. Et si grâce à cette course contre la montre, beaucoup éviteront la faillite?!  Je n’en ai aucun doute.

Une centaine de banques sont impliquées dans ce programme sans précédent. Et elles auraient reçu 30000 demandes de crédit pour un total de 6,6 milliards de francs dont une grande partie serait gérée par l’UBS qui aurait traité 15000 demandes en 4 jours la semaine dernière (excellent papier d’Yves Genier dans «La Côte»). Nous apprenons que l’UBS a déployé, dès jeudi dernier, 600 employés et 150 samedi et dimanche dont 50 francophones.

Il fallait payer les salaires de mars, c’était la priorité absolue. La rapidité a fait la différence.

Les prêts garantis par le Confédération sont assortis d’un taux d’intérêt à zéro pour cent et accordés sur la base de la confiance. Une première qui mérite d’être relevée!

Joachim Son-Forget ouvre les vannes

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Le député des français établis en Suisse et au Liechtenstein assume toutes ses provocations. Bouffon et stratège, cet anticonformiste extraverti voue sa vie au travail, se cache dans la lumière crue de ses fanfaronnades. Vilipendé par les uns, loué par les autres, il trace son propre chemin sur le fil du rasoir. Interview.

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