Michèle Bernier : un peu, beaucoup, passionnément !

Paris Match Suisse |

La fille du professeur Choron, cofondateur de Hara-Kiri et Charlie Hebdo respire la bonne humeur à la vie comme sur scène. Un échange avec la comédienne et humoriste reste un moment privilégié. Entre son optimisme, sa philosophie de vie toute en nuances où le réalisme flirte avec une incroyable joie de vivre, l’artiste séduit d’emblée. Michèle, maman de 2 enfants adultes, Charlotte et Enzo, jouit à 63 ans, d’une jeunesse d’esprit époustouflante. Elle foulera les 19 et 20 décembre les planches du Théâtre de Beausobre à Morges où les réservations vont bon train.

 

Que pensez-vous des Suisses?

Depuis des années, je me produis au Théâtre de Beausobre et c’est toujours le même bonheur renouvelé! C’est un public enthousiaste et très demandeur sur le plan culturel. J’aime beaucoup revenir à Morges. A Beausobre, il y a un truc exceptionnel, l’accueil est chaleureux, unique. On ne trouve cela nulle part ailleurs.

 Aimeriez-vous vivre en Suisse?

Il faudrait que je tombe raide dingue amoureuse d’un Suisse! (Rires) et qu’il m’embarque dans sa vie. Je suis une Parisienne pure et dure. J’adore ma ville. Je m’y sens si bien. A part l’amour, rien ne me ferait changer d’endroit.

 Et quel serait votre endroit préféré en Suisse?

J’aime beaucoup le quartier des Pâquis à Genève sur la rive droite du lac Léman. J’y fréquente un restaurant très sympa. J’ai l’impression d’être ailleurs, dans un autre pays. Son nom? Je ne m’en souviens plus. (Rires).

 Vous n’aimez visiblement pas vous retourner sur le passé. Votre dernier spectacle «Vive demain», comment est venue l’inspiration?                                                                                      

C’est le fruit de longues discussions avec ma metteuse en scène. Ras le bol de la sinistrose permanente. On se sort de toutes les difficultés! L’humanité est forte. Mon spectacle, c’est un hymne à la vie, à la vie de demain.

Qui êtes-vous vraiment en quelques mots?

Difficile de se décrire soi-même. (Silence). J’aime le partage et j’aime créer. Je suis fidèle en amitié et en amour, bien sûr. Aujourd’hui, je suis une heureuse maman et grand-mère. A 63 ans, je suis plus positive que jamais.

 La joie de vivre semble faire partie de vous, depuis toujours?

A n’en point douter. J’ai la chance d’avoir du succès et surtout de faire un métier qui me donne du bonheur. Je suis libre dans mes choix. J’ai à cœur d’être le plus honnête possible; je respecte les gens. Et je sais que dans la vie rien n’est jamais acquis.

 Parlons amour, quelle place prend-il dans votre vie?

En ce moment, une place plutôt restreinte. Je suis célibataire. Certains jours, j’aimerais avoir un homme à mes côtés et d’autres, je me dis comme c’est bien d’être seule, de n’avoir de comptes à rendre à personne!

 La fidélité, c’est important pour vous dans une relation sentimentale?

J’ai un tempérament à être fidèle. Quand j’aime, j’aime! J’ai du mal à supporter la tromperie.

 Avant d’imaginer un spectacle et faire le choix d’en rire, comment vivez-vous un chagrin d’amour?

 Je me serais certainement repliée sur moi-même mais mon âme de battante me fait vite remonter du fond de la piscine. Lorsque j’ai divorcé et écris mon spectacle «Le démon de midi», j’ai dû avoir la force de tenir pour ne pas m’effondrer. Pour mes enfants.

Cela ne m’a pas empêchée de fermer la porte de ma chambre et de pleurer. On ne doit pas se priver de la tristesse. On doit la vivre aussi.

 Aujourd’hui, dites-nous ce qui pourrait vous empêcher de dormir.

Le fait de m’inquiéter pour les miens. Et aussi la veille des premières. Je fais des cauchemars. Je m’imagine que je ne sais plus rien, que j’ai tout oublié. C’est à la fois abominable et excitant.

 La vie est faite de remords mais aussi de regrets, quels seraient les vôtres.

Il m’arrive d’avoir du vague à l’âme. Les choses m’atteignent quand elles touchent mes proches. Et quitte à être triste, il vaut mieux avoir l’air gai! Bien sûr, on peut avoir des regrets, j’aurais pu apprendre la musique, voyager davantage. Mais on ne va pas se lamenter.

 Vous avez eu une enfance particulière, quelle force en avez-vous tirée?

Enfant, j’avais l’impression de vivre comme tout le monde! Entourée par une mère aimante et présente. Je me sentais protégée. J’ai pris conscience assez tard de ce qui se passait et de l’impact de la presse en France sur mon père et ma mère. Adolescente, j’étais la fille du diable. Les parents recommandaient à leurs enfants de ne pas me fréquenter. Puis les choses ont changé. Il faut se méfier des engouements et des détestations!

J’ai eu la chance de vivre dans un milieu de gens libres, excessifs, originaux, passionnés. L’équilibre était créé par ma maman. Tout était exceptionnel, leur esprit de pensée comme l’humour, si précieux!

 D’où tirez-vous cet incroyable optimisme?

Les gens qui ont été aimés, on le sent! Une force et la confiance en soi particulière et palpable. On voit les choses d’une façon plus éclairée.

 Qu’aimez-vous dans votre physique?

Il est clair que j’aimerais mieux avoir le physique de mes 20 ans. Mais je suis en paix avec mes rondeurs. J’aime la vie, je suis gourmande, j’aime boire un bon petit verre. La vie est ailleurs!

 Acceptez-vous de vieillir?

Bon, c’est clair que ça m’embête. Mais on ne peut pas d’un coup de baguette magique avoir 20 ans et une taille 38.

Feriez-vous recours à la chirurgie esthétique?

Non, j’aurais peur de ne pas me ressembler après. Tout m’angoisserait. Je ne suis pas contre. Je comprends qu’on le fasse. Pour certaines personnes c’est réussi, d’autres moins.

 Le sport et vous, «no sport» comme Churchill, à fond ou avec modération? 

Plutôt comme Churchill. Tout en faisant en sorte de rester en bonne santé pour être au boulot.

Un plat qui vous fait craquer?                                                                                                                                

Un plat de spaghettis à l’ail.

Dans quel vin pourriez-vous vous noyer?

Je suis Bourgogne avec une préférence pour le Pommard ou le Crozes-Hermitage.

 Vous travaillez beaucoup, vous gagnez donc beaucoup, quelle relation entretenez-vous avec l’argent?

Je suis un vrai panier percé! Je gâte mes enfants, je me gâte aussi.

Après un spectacle, il m’arrive d’aller chez Chanel pour m’acheter un sac ou autre chose. L’argent donne une liberté. Je peux faire ce que je veux quand je veux.

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