Pascal  Couchepin  le confirme : l’ancien  président  français  pouvait  être  très  spontané.  

 

Qu’ils émanent de la classe politique française ou de ses concitoyens de Corrèze, les témoignages recueillis après le décès de Jacques Chirac soulignent la chaleur humaine de l’ancien président. Mais quelle image ce dernier donnait-il de lui lorsqu’il s’entretenait avec ses homologues étrangers ? Question posée à Pascal Couchepin qui a eu plusieurs fois l’occasion de converser avec lui durant ses deux présidences de la Confédération.

« Je l’ai rencontré tant à Berne et à Paris que dans le sud marocain. Mais là, c’était à l’occasion d’un voyage privé.
M. Chirac et moi séjournions par hasard dans le même hôtel. Il avait déjà quitté la vie politique. Il était là avec son épouse et son petit-fils qui jouait au football avec les gardes du corps ! Nous avions pris l’apéritif un soir. Son épouse nous avait brièvement rejoints avec leur chien. De toute évidence, la question de savoir qui était responsable du chien semblait faire problème dans le couple … Je ne vais pas m’étendre là-dessus … Mais s’ils se vouvoyaient, je puis dire qu’ils s’interpellaient de manière assez directe … »

Pascal Couchepin confirme la réputation de bon vivant du président Chirac. « J’ai été convié à déjeuner à l’Elysée à l’occasion de la remise de la Légion d’honneur à Ernesto Bertarelli (le vainqueur de la Coupe de l’ America, ndlr). Il était de très bonne humeur. D’excellents vins étaient servis, mais lui préférait boire sa bière mexicaine! Il s’était lâché en faisant des déclarations très personnelles sur des chefs d’Etat qu’il avait rencontrés ! Ce qui effrayait ses collaborateurs … Nous les avons rassurés en leur disant que la Suisse n’avait pas l’habitude d’utiliser des armes acquises illégalement lors d’une conversation amicale ! » Outre Jacques Chirac, de quels hommes d’Etat Pascal Couchepin garde-t-il le meilleur souvenir : « L’ Allemand Gerhard Schröder, l’Italien Giuliano Amato, le roi d’Espagne Juan Carlos et le président Obasanjo du Nigeria, toutes tendances politiques confondues. Je garde également un excellent souvenir de la venue à Martigny du président Mitterrand. Lui aussi était chaleureux. Mais contrairement à M. Chirac, il ne se lâchait pas ! »  

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