Tout ce que vous devez savoir sur… Jean-Benoît Schüpbach

Paris Match Suisse |

Ce spécialiste des semelles sur mesure chausse aussi bien les quidams que les plus grands sportifs du monde.

 

Un savoir-faire reconnu au-delà des frontières

Le magasin Jack Sports qu’il tient avec son épouse conduit Suisses comme étrangers à Marnand (VD). Un jour, même, l’un de ses clients y a posé son hélicoptère! Depuis 25 ans, cet artisan de 55 ans s’est spécialisé dans le bootfitting (déformation de la chaussure par le pied) et la réalisation de semelles sur mesure, grâce à une machine à vide d’air qui reproduit l’empreinte du pied, sur laquelle sont posées des semelles chauffées et ajoutés des renforts selon les besoins. En un peu plus d’une heure – pour un coût oscillant entre 100 à 180 francs – vous voici mieux dans vos baskets! «Je m’occupe de quidams, souvent envoyés par leur médecin, comme de sportifs, d’élite ou non.» Il a aussi développé des nouveaux crampons de foot, portés par Ibrahimović ou Eto’o!

De l’amour du foot jusqu’au banc de la Nati

«Je n’étais pas super-fort», avoue-t-il, mais sa passion du foot n’a pas flétri. Après avoir été joueur, puis entraîneur, le voilà sur le banc de l’équipe suisse depuis avril 1999. «Je m’occupais des semelles de l’international Stéphane Henchoz quand l’équipementier de la formation helvétique m’a fait cette proposition. Aujourd’hui, je me charge de tout ce qui est lié aux chaussures des joueurs, mais aussi des boissons et de la mise en place du matériel.» Les joueurs et les entraîneurs passent, mais lui reste fidèle à ce poste, qu’il aime tant.

Son quatrième Mondial… en Russie

Pour ce Mondial, le Vaudois escorte l’équipe suisse en Russie. «Un quart de finale serait une première attendue.» Ce tournoi représente toujours un moment à part: «Les émotions et l’adrénaline d’avant-match sont décuplées.» D’autant qu’il parle de cette formation comme de sa famille. «Les joueurs helvétiques étant tous formés dans le respect d’autrui, la vie en groupe se déroule sans heurts, contrairement à d’autres équipes. Köbi Kuhn avait d’ailleurs beaucoup misé sur le vivre ensemble. Les trois derniers entraîneurs ont des styles différents, mais en osmose avec le profil de leur équipe.»

Des «trophées de guerre» et des souvenirs

Dans sa petite collection d’objets liés au foot, «Schüpi» possède des fanions, des badges, des maillots d’équipes adverses, ou encore les médailles distribuées aux participants des Coupes du monde. «J’ai aussi pris l’habitude, après chaque Mondial, de demander à toute l’équipe de signer un maillot, que j’encadre ensuite.» Mais ses plus beaux trophées restent ses souvenirs. Comme quand il a dû faire le discours avant le match contre la Pologne, à Saint-Etienne. «D’habitude, c’est le rôle d’un des cadres de l’équipe, mais à l’Euro 2016, l’entraîneur Petković m’a confié cet honneur.» Et puis il y a ces amitiés qui ont traversé le temps, notamment avec une quinzaine d’anciens joueurs, comme Magnin ou Zuberbühler.

L’industrie marche sur la tête

«Le marketing a pris le pas sur la biomécanique!» Le spécialiste ne décolère pas: «On sait qu’un achat de chaussures est déclenché, ou pas, dans les 5 secondes qui suivent l’essayage. De fait, les marques proposent des paires qui donnent l’impression d’être agréables, mais où le pied n’est pas du tout tenu. Cette dénaturation favorise ensuite les problèmes de dos ou de genoux.» Pire encore pour les jeunes footballeurs… «Les chaussures des grandes stars sont très demandées par les juniors, mais totalement inadaptées à des enfants de 14 ans, qui n’ont pas la puissance et le poids nécessaires. Raison pour laquelle la moitié de leurs blessures est liée à leurs chaussures. A cet âge, les paires les moins chères sont souvent les meilleures!»

Le cheval, son autre dada

Jean-Benoît Schüpbach avoue comme autre passion l’équitation. «Vers l’âge de 15 ans, j’ai arrêté le foot pour faire du cheval.» Sa fille de 27 ans a aujourd’hui pris le relais, l’incitant à remonter en selle. En profite-t-il pour remplacer les fers des chevaux par des semelles? «Je laisse cela au maréchal-ferrant! Cela dit, les notions de biomécanique sont similaires.» Il avoue en outre travailler avec un ancien champion d’Allemagne de saut sur un nouveau produit à glisser dans les bottes d’équitation. Chassez le naturel, il revient au galop!

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