KNIE : Le bel Italien qui rend Géraldine si heureuse
Paris Match Suisse |

Depuis douze ans, Géraldine Knie, directrice artistique du cirque, est en couple avec Maycol Errani un acrobate italien. Ils ont deux enfants, dont un petit dernier de dix mois. Le bonheur sous chapiteau.
Ce samedi après-midi à Nyon, le spectacle Knie bat son plein sur les hauts de la ville. Mais, exceptionnellement cette année, Géraldine Knie (45 ans) directrice artistique du cirque et connue pour ses numéros avec ses chevaux, ne fait pas partie du spectacle. Dans sa caravane, au bord du lac, elle s’occupe de son petit dernier Maycol Jr (10 mois), qui porte le même prénom que son artiste de papa. Le petit est là tout sourire, au milieu de ses peluches, avec une maman aux anges. «Je suis tellement heureuse d’être redevenue maman, j’aime tant les enfants; cette année, je privilégie mon bébé. Je serai de retour sur la piste l’an prochain pour le 100e, tant attendu.»
Pendant ce temps, sur les hauts de la ville, toute sa petite famille est à l’œuvre dans le spectacle. Maycol Errani, son bel amoureux italien, enchaîne deux numéros. Un avec des chevaux et l’autre de voltige en compagnie de Guido, l’un de ses frères cadets. Chanel, leur fille de 7 ans, fait chavirer le public avec des lamas. Et Yvan, 17 ans, le fils aîné de Géraldine qu’elle a eu avec un autre acrobate italien, offre un joli numéro de dressage équestre. Yvan qui s’entend si bien avec Maycol, son beau-père doublé d’un «super-camarade» se réjouit la maman. «Yvan avait 3 ans quand j’ai divorcé, il n’en a pas souffert.»
Quand elle parle de de Maycol, dont elle partage la vie depuis douze ans, Géraldine a des lumières dans les yeux. «Avec lui, j’ai tiré le 6 à la loterie, s’amuse-t-elle, j’aime sa bonne humeur, sa joie de vivre et puis il est beau et charmant. Au cirque, loin de se contenter de son statut d’artiste, il s’occupe de tout, toujours le premier arrivé et le dernier parti lors des répétitions.»
Entre deux spectacles, Maycol a le même ton énamouré, romantique comme tout Italien qui se respecte, quand il parle de Géraldine. «On est si bien ensemble, nous glisse-t-ill avec son délicieux français mâtiné d’italien. Vous savez, au cirque, contrairement à une vie normale, on ne part pas chacun de son côté le matin pour travailler, on vit 24 heures sur 24 ensemble. Et Géraldine, en plus, est une super-maman.»
Leur rencontre? C’est Géraldine qui nous la raconte. «Avec ses frères, Maycol en 2005 avait obtenu un clown d’or lors du Festival de Monaco, l’équivalent d’un Oscar au cinéma, pour leur numéro d’acrobatie et nous les avons invités pour notre tournée. Et, entre nous, ç’a été le coup de foudre, on rigolait des mêmes choses, tout jouait entre nous», glisse-t-elle.
C’est l’amour du cirque évidemment qui les a réunis. «Nous sommes tous les deux nés là-dedans, nous parlons le même langage», enchaîne Géraldine. Elle avait 4 ans quand elle a présenté son premier spectacle de poney aux côtés de son papa, Freddy Knie Jr. Le cirque, c’est mon univers, ma maison. Les chevaux ont toujours été une passion. Il faut beaucoup de patience avec eux. Mais, ils vous rendent tant.»
Maycol avait 7 ans lors de ses débuts en piste avec des éléphants dans le cirque familial Errani, fondé par son grand-père, dompteur de lions. «Quand t’es petit, sourit-il, c’est le rêve absolu; on ne peut pas avoir mieux mieux, les paillettes, la musique, les animaux.» Devenu acrobate, son numéro avec Guido et Wiori, ses deux frères, a connu un retentissement international.
A peine arrivé chez Knie, Maycol s’est senti comme chez lui. «Dès le premier jour, Fredy Knie m’a accueilli comme un fils.» Aujourd’hui, toute la famille travaille chez Knie. Le papa de Maycol s’occupe des convois et la maman est employée à la buvette.
Mais, aussi bien intégré soit-il, Maycol reste un vrai Italien dans l’âme. «Pour lui faire plaisir, il n’y a rien de mieux que lui préparer un plat de spaghettis, rigole Géraldine. J’ai d’ailleurs toujours adoré l’Italie, je rêve en italien.» Côté foot, Maycol est un fan irréductible de la Juventus. «Quand il y a un match un soir de spectacle, je cours entre les numéros pour jeter un coup œil à la TV. L’autre jour, après le spectacle, j’ai regardé les deux premiers buts de Ronaldo contre Sassuolo jusqu’à 5 du mat’. Et, au lendemain d’une défaite de la Juve, je suis toujours moins bon.» Et Géraldine d’ajouter: «Pour Maycol, impossible de rater le match YB-Juve du 13 décembre, nous avons déjà nos billets.»
Téléphone dans la caravane. C’est Chanel qui prend des nouvelles de sa maman avant d’entrer en scène. «Ti amo» lui lance Géraldine. Sur la piste, la petite a encore été plus précoce que sa maman. «Elle avait 3 ans quand elle a participé à son premier numéro. Elle, c’est le boss, un caractère incroyable. Elle choisit elle-même ses costumes et impossible de la retenir quand la musique retentit. sourit Géraldine. Le cirque, elle a ça dans le sang et j’en suis fière. Concernant le petit, on verra bien.»
La marraine de Chanel n’est autre qu’une certaine Stéphanie de Monaco, grande amie de la famille. «Cet été, elle a passé dix jours avec nous. C’est une personne formidable qui a beaucoup de cœur.»
Géraldine parle italien avec son amoureux mais elle manie plein d’autres langues. «Avec mon père, je parle schwytzerdustch, français avec ma mère, Mary-Jo qui vient de Neuchâtel et anglais avec notre nounou, des Philippines.» La tournée, qui regroupe quinze nationalités, prendra fin en novembre à Lugano, synonyme toujours de profonde déchirure. «Pendant huit mois, on vit ensemble, on donne tout ensemble. Puis le rideau tombe et chaque artiste part vers d’autres horizons. On souffre toujours beaucoup au moment de se quitter.»
Dans sa caravane, aux côtés de son bébé adoré, Géraldine a déjà l’esprit focalisé vers la tournée de l’année prochaine, 100e du nom, un événement. La première du Knie avait eu lieu en 1919. «Parfois, j’en rêve la nuit. Nous n’aurons pas le droit de décevoir.» Elle sait qu’elle pourra compter sur son bel Italien. «Je n’ai que des compliments à lui faire» conclut Géraldine, en femme comblée.
