L’interview impertinente de Patrick Fischer

Paris Match Suisse |

 

Le producteur et journaliste de l’émission TTC de la RTS, oublie un instant les chiffres, l’économie, la bourse et les comptes pour parler d’amour. “Je suis un grand romantique.” avoue-t-il.

Paris Match. Vos nuits sont-elles plus belles que vos jours?

     Patrick Fischer. En tout cas elles sont très occupées. Je suis insomniaque. Mes activités nocturnes ne sont pas toutes racontables, mais la plupart du temps je m’active sur mon téléphone portable et je regarde des documentaires animaliers et même, je vous jure, sur les forêts d’eucalyptus! J’apprends mille choses et par chance quelquefois je m’endors.

Qu’est-ce qui pourrait vous empêcher de dormir?

     L’amour! Il prend toute la place dans ma vie. Trop de place.

Peut-être parce que votre vie amoureuse n’est pas stable…

     Mais je n’aspire qu’à ça, de la sérénité en amour!

Avez-vous des remords ou des regrets?

     Une ribambelle de regrets. Je m’enlise facilement dans une forme de mélancolie. Les gens qui affirment qu’ils n’ont pas de regrets se racontent des histoires. Mes regrets? Les personnes concernées se reconnaîtront.

Comment vivez-vous les conflits?

     Mal, bien sûr. Les solutions apparaissent avec le jour. La nuit, je ne vois pas d’issue. C’est d’ailleurs logique et au premier degré: la nuit, tout est noir puis à l’apparition du jour, tout s’éclaire. Un peu!

Qu’est-ce qui pourrait vous créer un stress aujourd’hui?

     Je ne suis généralement pas stressé. Et contrairement à la plupart des gens, j’aime le stress, ça me structure, ça me donne de l’énergie.

Qu’est-ce qui vous ramène à votre enfance aujourd’hui, votre madeleine de Proust?

     Les caramels, une recette de famille au beurre, au sucre, à la mélasse et au lait condensé.

Quelle force avez-vous tiré de votre enfance?

     Un côté besogneux, un peu tâcheron! Les choses ne tombent pas du ciel. Comme je n’avais pas méga confiance en moi, je bossais pas mal. Ça me rassurait. La meilleure improvisation est celle qu’on a préparée.

Votre enfance, contrairement à vos relations amoureuses, est sans histoire…

     J’ai vécu une enfance douce et calme. Nous étions deux enfants, mon petit frère et moi. C’était sympa.

Revenons sur l’amour, pourquoi est-ce si compliqué?

     Je ne sais pas. Parce que je suis un grand romantique…

La vie est jalonnée de chagrins d’amour, comment vivez les vôtres?

     Dans la douleur, forcément!

La fidélité, c’est important?

     Oui, c’est très important. Je suis très fidèle en amitié.

Physiquement, qu’aimez-vous le plus en vous?

     Mes pieds. Il paraît qu’ils sont pas mal.

Qu’est-ce que vous détestez dans votre physique?

     Tout ce qu’il y a au-dessus. (Rires).

Comment vivez-vous le fait de vieillir?

     Mal! L’âge est un naufrage.

Que faites-vous pour y remédier?

     Je fais du sport pour gainer ce qui peut l’être! J’ai dix ans de fitness derrière moi. Je fais beaucoup de course à pied, de la randonnée et du ski.

Feriez-vous de la chirurgie esthétique?

     Non. Vous avez vu comme ils ont amoché cette femme sublime qu’était Emmanuelle Béart? Sur le principe, je n’ai rien contre, mais à condition que ça soit bien fait!

Quel est votre rapport à la nourriture?

     Un rapport gourmand et épicurien. J’adore la cuisine traditionnelle. Un bon plat mijoté, une polenta ou un risotto.

Dans quel vin pourriez-vous vous noyer?

     Le Sassicaia, un vin de Toscane que j’ai découvert par hasard un soir, après une émission, dans un restaurant italien. Nous avions décidé de partager une pizza avec ma collègue. A côté de notre table, des Russes dînaient joyeusement. Ils sont partis en laissant sur la table une bouteille de Sassicaia, à moité pleine. Ma complice du moment a dit au serveur (ce que je n’aurais jamais osé): «Si vous nous serviez un verre de ce vin que vos clients n’ont pas fini?» Il a obtempéré de bonne grâce, se servant aussi un verre en passant. Mais les bouteilles se vendent à un prix de fou. Heureusement que j’aime beaucoup d’autres vins aussi. Et je dois vous l’avouer, je suis un buveur d’absinthe.

Parlez-nous de votre relation à l’argent.

     J’ai un rapport à l’argent décomplexé. C’est un moyen. Ça va, ça vient. Et c’est mieux quand ça vient!

Dans quel domaine aimez-vous dépenser?

     Je craque facilement pour les fringues, les cadeaux et les voyages. Et je viens d’acheter un très joli tableau.

Votre coup de folie?

    Il est à venir, j’espère! Je rêve depuis longtemps d’acheter un chalet à la montagne mais, depuis le temps, c’est devenu mon Arlésienne.

 

 

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