Tout ce que vous devez savoir sur… Philippe Bischof

Paris Match Suisse |

 

Homme de culture, le nouveau directeur de Pro Helvetia soutient la création et privilégie échange et dialogue.

Un grand professionnel des arts

En fonction depuis le 1er novembre dernier, Philippe Bischof, 51 ans, a attendu d’avoir accompli ses cent premiers jours à la direction de Pro Helvetia, la Fondation suisse pour la culture, pour s’exprimer publiquement. Philippe Bischof est un grand professionnel des arts. De 2011 à 2017, il a dirigé les affaires culturelles du canton de Bâle-Ville. Mais on le sent aussi à l’aise sur le terrain que dans les bureaux de l’administration. La veille de notre rendez-vous, il était à Soleure pour l’ouverture des Journées cinématographiques. Et sitôt l’entretien terminé, il partait pour Zuoz participer aux Engadin Art Talks. Pro Helvetia soutient toutes les formes d’art, hormis le cinéma, de la littérature au théâtre en passant par le design.   

Encourager les échanges culturels

Philippe Bischof a commencé sa carrière en qualité d’assistant metteur en scène au Théâtre de Bâle, puis comme dramaturge au Théâtre de Göttingen. Basé ensuite à Berlin, il a travaillé en tant que dramaturge indépendant, aussi bien en France qu’en Suisse romande. A Lucerne, il a dirigé la plate-forme interdisciplinaire Südpol. Une largesse de vue indispensable à la conduite d’une institution comme Pro Helvetia. Laquelle favorise la création et la médiation artistiques et encourage les échanges culturels tant en Suisse qu’à l’étranger.  

Il est plein d’énergie et d’enthousiasme

Bien qu’homme de théâtre, Philippe Bischof ne se considère pas comme un artiste. Plutôt comme un «facilitateur» au service de la création et du public. Il privilégie l’échange et le dialogue. Mais étant à la tête d’une fondation qui compte quelque 90 collaborateurs et dispose d’un budget d’environ 40 millions, ne craint-il pas d’être écrasé par la part administrative au détriment des contacts sur le terrain? «Je peux vous dire que la part administrative de mon travail est plus légère qu’elle ne l’était à Bâle. Beaucoup plus légère!» De toute évidence, ce titulaire d’un master en management culturel a suffisamment d’énergie et d’enthousiasme pour rester en prise avec l’art vivant.                   

Pour une vision contemporaine

Pro Helvetia qui appuie les formes de culture émergentes négligerait-elle le patrimoine? «Ce n’est pas l’affaire de notre fondation. C’est celle des communes, des cantons et de la Confédération. Nous nous vouons à la création contemporaine.» Cette année, Pro Helvetia soutient toutefois les expositions sur Giacometti, à New York, et sur Harald Szeemann, à New York et à Berne, pour la vision contemporaine qu’elles apportent. Une collaboration est nouée de cas en cas avec Présence Suisse: Biennale du design à Londres, Rencontres de la photographie à Arles… «Mais il faut se garder de toute emprise du marketing».                                         

Le système doit être léger et flexible                     

Pour contribuer au rayonnement de la culture suisse à l’étranger, Pro Helvetia dispose d’un réseau d’antennes dont le Centre culturel de Paris. «Pour tenir compte des changements qui se produisent dans le monde, notre système doit être léger, flexible. De São Paulo, trois collaborateurs nous relaient à Santiago, Buenos Aires et Bogota. Et nous installons deux agents à Londres et à Berlin, à charge pour eux de mettre en contact artistes et institutions. En mai, une plate-forme suisse se greffera sur les Rencontres théâtrales de Berlin.»          

Ce polyglotte se met volontiers aux fourneaux

On oppose souvent sport et culture. Philippe Bischof les réconcilie. «Mon premier rêve était de devenir footballeur! Puis, stages à l’appui, je me suis intéressé à l’architecture.» Il est resté sportif. Il court beaucoup. Il pratique le yoga. Et il a gardé tout son intérêt pour l’architecture et l’urbanisme. Un loisir? «La montagne, l’Engadine, tout particulièrement, et les voyages. Enfant, j’ai suivi mon père journaliste dans ses différents postes à Paris, Londres et Florence.» Résultat: il parle allemand, français, italien et anglais. Il a même étudié le russe à Saint-Pétersbourg. Un autre loisir? «La cuisine. J’adore jouer avec les saveurs, les senteurs, les couleurs. Mais dans la simplicité. Je préfère la betterave au foie gras!»

Hamid Mamdouh : un candidat pour la Suisse

Il ne figurera certainement pas parmi les favoris à la présidence opérationnelle de l’Organisation mondiale du commerce à Genève (OMC). Mais le Suisso-Egyptien a des arguments. Et il attend de la Suisse qu’elle le soutienne.

Œnotourisme en Corse

Explorez les routes des vins corses, où chaque gorgée devient un voyage sensoriel. L’île de Beauté révèle une diversité géologique unique, offrant des terroirs d’exception. Une célébration de l’œnologie alliant tradition et innovation. Sur sa surface globale de 5750...

Le saviez-vous ?

Bien avant le coronavirus, une doctoresse valaisanne a étudié les dégâts de l’influenza après la Première Guerre mondiale. Elle aurait causé 100 millions de morts, alors que le bilan mondial actuel du Covid-19 est de 75000 victimes.

Aquatis : L’objectif est atteint !

Aquatis : L'objectif est atteint ! Paris Match Suisse | Publié le 14/06/2018   Joan Plancade Mis en cause notamment pour le prix du billet et sa gestion du personnel, l’aquarium vivarium d’eau douce lausannois est le plus grand d’Europe. Aquatis affiche après six mois...

La reine Doris

La reine Doris Paris Match Suisse | Publié le 18/10/2018 RomaineJean Une pluie d’hommages pour la «Reine Doris», titre royal décerné, en démocratie, par la presse et les politiques, pour une fois unanimes. Que dire de plus? Le départ du gouvernement de Doris Leuthard...

Tout ce que vous devez savoir sur … Christian Karembeu

Tout ce que vous devez savoir sur ... Christian Karembeu Paris Match Suisse | Publié le 28/06/2018 Bertrand Monnard Champion avec les Bleus en 1998, la star française nous a accordé à Genève une interview avant le Mondial en Russie.   Ses pronostics pour les...

Rothenbühler au secours de Darius

OPINION – L’ancien rédacteur en chef de Schweizer Illustrierte à Zurich et du Matin à Lausanne ne lâche pas son confrère Rochebin, brutalement déchu en Suisse romande. Les dégâts sont faits, dit-il, mais la montagne accouchera d’une souris.

LIONEL RODRIGUEZ, chef étoilé au Baron Tavernier

Il vient saluer les tables… Dans ses yeux qui sourient, toute sa générosité transparaît. Lionel Rodriguez est chaleureux, cordial, on sent la belle personne derrière son talent culinaire incontesté.

Anne Richard : « Je suis un être libre, profondément libre »

Anne Richard : "Je suis un être libre, profondément libre" Paris Match Suisse | Publié le 19/04/2018 Anne-Marie Philippe Tous les ex d’Anne Richard sont devenus des amis de Fabien Lecœuvre, son compagnon. Anne et Fabien ne vivent pas ensemble mais dorment, presque...

Bucherer brille d’un tout nouvel éclat

Le 6 décembre dernier avait lieu l’inauguration de la boutique Bucherer à Genève après trois ans de travaux. L’imposant bâtiment, classé au patrimoine historique, qui surplombe la place du Port tel un navire immobile avec sa vue imprenable sur le lac

Pin It on Pinterest

Share This