A la découverte du Grand Nord russe

Paris Match Suisse |

Dix-sept étudiants romands ont embarqué cet été aux côtés de chercheurs de tous horizons sur les mers glacées de la Russie septentrionale. Au-delà de l’académique, une expérience de vie particulière.

 

Pour Lucie Hainaut, l’aventure aura duré une journée. Une longue journée de trois semaines où le soleil ne se couche jamais complètement sur les immensités gelées et parfois embrumées des mers Blanche, de Barentz et de Kara. A ses côtés, 16 autres étudiants des Universités de Lausanne, Genève, et de l’EPFL, mais aussi des chercheurs de toutes disciplines, russes et suisses, venus partager leur passion et se confronter à la culture de l’autre.

 

Composer avec des conditions extrêmes

Sa mission à elle, l’étudiante en journalisme et communication: tenir le journal de bord, tourner des capsules vidéos de vulgarisation scientifique, et assurer la visibilité sur les réseaux sociaux de la troisième édition de «l’expédition arctique». L’occasion de tester ses compétences en situation extrême: «La première semaine, Internet n’a pas fonctionné et même après, se connecter était une lutte. Cet été, le dégel n’a été que partiel et l’équipage devait naviguer au milieu des blocs de glace et revoir régulièrement la route. Pas facile pour moi d’accéder à l’ordinateur du bateau, qui était prioritairement consacré à la navigation.»

En ce mois de juillet 2018, la frustration de Lucie Hainaut est à la hauteur de l’expérience qu’elle cherche à partager. Embarquée à Arkhangelsk, l’expédition a pris le chemin des îles Solovki, en mer Blanche, où se juche un monastère orthodoxe du XVe siècle, le temps de se mettre dans la peau de ces religieux retirés de tout. Plus loin dans le voyage, elle se remémore le cap du Désir, à la pointe nord de la Nouvelle-Zemble, où les falaises semblent se fondre dans le brouillard, «un sentiment de bout du monde.»

 

A la confluence des disciplines

Si l’émotion est au rendez-vous, l’expédition n’a pourtant rien d’une croisière de tourisme. Quatre heures de cours quotidiens rythment les journées des étudiants, qui accompagnent par ailleurs les travaux scientifiques menés par les chercheurs: dendro-climatologues relevant les cernes des plantes de la toundra, océanographes effectuant des prélèvements d’eau pour analyser l’évolution de la salinité et de la température, de nombreuses disciplines sont mises à contribution, comme le détaille Eric Hoesli, professeur à l’EPFL, à l’origine du projet: «Le but du programme est de prendre une problématique planétaire et de l’inscrire dans un contexte étranger. L’approche interdisciplinaire permet d’appréhender de façon globale la question du réchauffement dans une région qui est la clé de voûte du climat.»

Parmi les phénomènes marquants étudiés, la diminution de l’épaisseur et de la couverture glaciaire, ou encore la présence des microplastiques sur des plages quasi désertées.

 

Le choc des cultures

Derrière le travail académique, Eric Hoesli vise une confrontation à «l’altérité culturelle» pour ces jeunes étudiants souvent ignorant des mœurs russes. Une acclimatation qui ne va pas forcément de soi, se souvient Lucie Hainaut: «Au début, les Russes ne vous sourient pas. Ça peut paraître assez froid, mais en fait, c’est une fois que les liens se créent que les visages s’éclairent. C’est une question culturelle. La cohabitation pose parfois quelques problèmes. Une étudiante partageait sa cabine avec une Russe, qui ouvrait toujours le hublot pour dormir malgré le froid intense. Mais on retient surtout de beaux moments de partage avec des gens passionnés. Ça permet aussi de comprendre la difficulté du travail scientifique, où l’on cherche beaucoup, et de temps en temps on trouve.»

Rien de moins surprenant que de voir Eric Hoesli, professeur spécialiste des questions russes à l’EPFL, à la tête de l’expédition arctique depuis trois ans. L’auteur de «L’épopée sibérienne» prévoit pour l’édition 2019 un ancrage historique fort avec l’étude d’un ancien goulag de l’ère stalinienne, figé dans l’Histoire et le permafrost. Une façon d’élargir encore l’interdisciplinarité qui lui est chère.

 

Alain Delon et la Suisse

Quel genre d’attachement avait-il pour Genève? Difficile à dire.  Une beauté divine surgie de nulle part, tout de suite prisée des plus grands réalisateurs. Et qui s’appliquait à se hisser à la hauteur de ce qu’ils attendaient de lui. La ténacité et la chance ont fait...

Noémie Schmidt «Je reste une enfant émerveillée»

Couronnée de succès dans le cinéma et les séries françaises, la Valaisanne Noémie Schmidt est toujours autant attachée à son Valais natal où elle revient très souvent. Cet été, elle jouera Antigone de Sophocle sur l’esplanade du Crochetan à Monthey. Des retrouvailles dont elle se réjouit beaucoup.

Mémoires gourmandes de confinement

Edmond Gasser, chef sommelier du restaurant d’Anne-Sophie Pic au Beau-Rivage à Lausanne et consacré sommelier de l’année 2020 par le Gault&Millau nous parle avec la même élégance de style d’épices et de vin.

Rossy de Palma, effervescence créative

«Tornada», à la scène, tornade à la ville… Rossy de Palma est une boule d’énergie. A la fois comédienne, chanteuse, danseuse, mais aussi poète, sculptrice, photographe et même mannequin haute couture. Elle a tourné pour Almodóvar et défilé pour Gaultier. Une authentique artiste!

Le coût de la jeunesse

Avoir l’air toujours jeune a un prix. Même pour les hommes. Des instituts spécialisés prospèrent de Montreux à Genève avec des méthodes toujours plus pointues et en constante évolution. Du froid, au laser en passant par les peelings et les injections. Combien ça coûte?

Ariane de Rothschild, la banquière de Genève

La disparition de son mari Benjamin, fils de Nadine, laisse une baronne seule à la tête de l’important groupe bancaire Edmond de Rothschild. Franco-allemande de formation supérieure et rompue aux pratiques financières. Également mère de quatre jeunes héritières. Reprendront-elles un jour le flambeau de cette enseigne devenue emblématique de la place financière suisse?

Porsche Taycan Turbo S, Nec plus electra

Première Porsche 100% électrique, la Taycan cache une fusée sous le capot. Mais sa recharge nécessite une certaine organisation.

Ultima Courchevel : En altitude, tout est possible!

Les hôtels perchés dans les montagnes atteignent des sommets en termes de luxe. L’un des derniers-nés? L’Ultima à Courchevel.

Gels et masques: Quand les grands industriels de ce monde entrent dans la bataille

Il y a certains acteurs qui se posent en précieux alliés dans la guerre qu’est en train de mener le monde entier contre le coronavirus. Bien loin de nos héros en blouse blanche dans les centres hospitaliers dévoués à soigner les malades coûte que coûte et à faire front trop souvent sans armure

David Delmi : Hardah

Hardah est l’une des start-up de haute technologie les plus notoires de Suisse, fondée en 2015.

Pin It on Pinterest

Share This