Ils racontent leurs voitures

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Ils aiment rouler et le revendiquent. Cinq personnalités romandes témoignent en toute franchise.

 

Christian Lüscher, avocat et conseiller national PLR
Porsche 911 4S

A Berne, pour le Conseil national, Christian Lüscher s’y rend en train, à son étude au centre de Genève, il y va à scooter, c’est plus pratique. La voiture pour lui est surtout synonyme de loisirs et de famille. «J’adore les voitures. En fait, j’en ai deux, une Audi, qui est ma voiture familiale et ma Porsche que je laisse en Valais, à Verbier.» Il utilise son joli bolide avant tout pour faire des balades, de préférence en montagne. «C’est pour le week-end surtout; récemment je suis allé aux Grisons, c’était très beau.» Plus jeune, déjà mordu de conduite et de vitesse, l’avocat genevois était allé plusieurs fois se faire plaisir en circuit. «En France et puis aussi à Lignières, avec une Mini Cooper S, je me suis bien éclaté, mais aujourd’hui, je me suis assagi.» Son permis, il l’avait passé le matin même de ses 18 ans et sa première voiture était aussi une Mini Cooper. «Je l’avais achetée à un pote pour moins de 1000 francs.»

 

Pierre-Marcel Favre, éditeur
Aston Martin Vantage

Des voitures, le célèbre éditeur lausannois en a eu de toutes sortes, mais il a toujours eu un faible pour les anglaises et leur classe naturelle, loin de toute frime. «J’ai roulé notamment en Jaguar, mais ma vraie préférence va aux Aston Martin. J’en ai eu des bleues, maintenant, mon Aston Martin Vantage est noire. Ce sont de belles voitures très esthétiques, sportives mais sans être ostentatoires, à l’opposé de bagnoles plus agressives comme les Porsche ou les Ferrari. A voir les réactions hyperpositives des gens, je me rends d’ailleurs compte que les Aston Martin plaisent à tout le monde, à ceux qui ont les moyens comme aux autres. Et puis, c’est la voiture de James Bond depuis les débuts de la saga, avec ce côté mythique à l’anglaise.» L’éditeur l’utilise «avec modération» mais il aime rouler et le revendique haut et fort. «J’assume surtout à l’heure où on veut tout interdire, prendre l’avion par exemple, les modes de vie sont ce qu’ils sont» regrette-t-il. A 18 ans, sa première voiture, mythique aussi, était une 2 CV décapotable.

 

Christian Constantin, promoteur immobilier et président du FC Sion
Ferrari Lusso

Quand on demande à Christian Constantin combien de Ferrari il a eu dans sa vie, il ne sait plus vraiment. «22 peut-être 23, je m’en fous un peu. En tout cas, j’ai toujours eu les derniers modèles, une Lusso en ce moment. Parallèlement, j’ai aussi possédé d’autres voitures, des Porsche et une Lamborghini 4×4 en ce moment, mais je suis toujours resté un Ferrariste dans l’âme.» D’où lui vient cet amour pour la marque au cheval cabré? «Très latin dans l’âme, j’ai toujours adoré l’Italie. Les Italiens sont nos plus proches voisins, juste de l’autre côté des montagnes. Mon avion est aussi transalpin, un Piaggio.» Sa première Ferrari était une Testarossa. «Je devais avoir 22 ans, et le propriétaire du garage que j’avais construit en Valais m’avait demandé de choisir entre des honoraires et une Ferrari. Tout a commencé comme cela.» Flambeur? Il s’en défend. «Non, mes voitures, je les utilise comme de simples instruments de travail, je vais sur les chantiers avec.» D’un tout autre type, sa première voiture avait été une VW Coccinelle «achetée à un copain pour 800 francs.»

 

Laetitia Guarino, médecin au CHUV, Miss Suisse 2015
BMW S4

Pour Laetitia Guarino, son amour pour BMW remonte à son titre de Miss Suisse en 2015. «J’étais étudiante, j’avais 22 ans et j’avais eu droit, durant une année, à une superbe BMW S, blanche avec du cuir rouge à l’intérieur, depuis mon cœur a toujours battu pour les BMW.» Durant son règne, ses obligations l’avaient amenée à sillonner le pays de long en large, la plupart du temps seule au volant. «J’avais bien dû dépasser les 100 000 kilomètres. De toute façon, j’ai toujours aimé conduire. Ce sont de rares moments où on est tranquille, on met la musique et on laisse son esprit vagabonder.» Ce goût pour la route remonte à son enfance. «Mon père vient de Naples. On y allait deux fois par année, à Pâques et en été. Et même, si avec mon frère et ma sœur on demandait toutes les deux minutes quand on allait arriver, j’adorais ces voyages.» Sous contrat avec le garage Emil Frey, Laetitia, aujourd’hui médecin aux urgences du CHUV, aura prochainement le choix d’une nouvelle voiture mais c’est déjà tout vu: «Je vais prendre une BMW 4 s, j’adore l’intérieur si délicat, les finitions.» 

 

Céline Amaudruz, présidente de l’UDC genevoise et conseillère nationale
BMW X1

En politique comme dans la vie, la bouillante Céline Amaudruz est connue pour être une fonceuse et elle a toujours été passionnée par les voitures. «La voiture, pour moi, c’est la liberté. Quand je me mets au volant, j’ai le sentiment de partir en vacances. J’adore rouler en montagne, la luminosité du col du Pillon, notamment.» En ce moment, elle possède une BMW X1. «Un petit break très pratique pour moi qui fait pas mal de kilomètres, une bonne routière agréable à conduire sans être un char d’assaut.» Ses premières voitures, elle les avait héritées de ses parents. «D’abord une Subaru Legacy et puis une Mercedes qui devait avoir 30 ans avec un volant plus grand que moi». Pour cette passionnée d’équitation, c’était la voiture idéale pour «tirer» ses chevaux. Amoureuse de la vitesse, l’avocate genevoise est allée plusieurs fois s’éclater en circuit au Mans. «Des super-sorties avec deux ou trois amis. Des sensations fortes suivies de bonnes bouffes. J’ai aussi adoré les cours de conduite sur neige.»

Aux marches du Palais (fédéral)

N’y aurait-il pas contradiction entre la tonalité de cet essai désabusé et sa conclusion? Au terme de 200 pages bien nourries, Fathi Derder qui achève son second mandat au Conseil national ne craint pas d’affirmer que «c’est certainement un des systèmes politiques les plus efficaces et les plus stables du monde».

Rencontre avec Nadine de Rothschild

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Les grottos du Tessin

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Après «Home» et «L’enfant d’en haut», la réalisatrice franco-suisse Ursula Meier nous épate encore. Son film «La ligne» prend aux tripes. D’une intensité incroyable, les images se gravent dans notre esprit, les dialogues nous touchent au cœur.  Ursula Meier dépèce...

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Entretien avec Yannick Noah

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