Gérer sa santé en sportif de haut niveau

Paris Match Suisse |

En offrant de mesurer son niveau énergétique pour optimiser son état de forme, be.care  ambitionne de démocratiser vingt ans d’expérience auprès plus grands athlètes. Un défi relevé par des passionnés de la santé et de l’extrême.

 

Laurent Schmitt est de ces hommes de l’ombre qui, en coulisse, façonnent les grands champions destinés à écrire l’Histoire de leur sport. Sa spécialité: optimiser les capacités physiques de ses protégés pour qu’ils se hissent jusqu’au sommet. Parmi les nombreux succès enregistrés, plusieurs titres olympiques dont ceux du célèbre biathlète Martin Fourcade (quintuple médaille d’or) du kayakiste Tony Estanguet, du nageur Alain Bernard, mais également la préparation des footballeurs de l’AS Monaco ou du boxeur Jean-Marc Mormeck. Si ce docteur en biologie a suivi les plus grands depuis vingt ans, c’est parce qu’il a su développer et appliquer des milliers de fois un protocole très précis, que la société be.care SA, dont il est cofondateur, vise aujourd’hui à ouvrir à tous.

Du sport d’élite au grand public

Laurent Schmitt expose l’appareillage de be.care: un cardio-fréquencemètre relié à un smartphone, qui permet d’effectuer une fois par semaine un test de variabilité cardiaque, 6 minutes en position allongée, puis 5 minutes debout. Sur l’écran, les pulsations se dessinent comme autant de détecteurs d’états de fatigue, souvent ignorés, qui affectent le quotidien et peuvent conduire jusqu’à la maladie ou au burn-out. «Ce que l’on mesure, c’est l’état du système nerveux autonome, le profil énergétique révélateur de la forme physique de la personne. Huit profils peuvent être identifiés, dont 5 pathologiques, et des mesures correctives doivent être appliquées en fonction du diagnostic.» Parmi ces réponses, effort physique aérobie, anaérobie, musicothérapie à tempo adapté, hydrothérapie ou encore bols tibétains. «Les effets sont mesurables dès le troisième jour.»

Passer d’une technologie de pointe pour sportifs de haut niveau à une application smartphone à la portée de tous a été le défi majeur auquel se sont confrontés les fondateurs de la start-up, une bande d’amis passionnés de montagne et de situations extrêmes. Car si l’histoire a commencé il y a vingt ans du côté du centre de préparation des équipes de France à Prémanon dans le Jura, elle trouve également ses origines en 2003, à plus de 7000 mètres d’altitude sur les pentes glacées du Ratna Chuli, dans l’Himalaya.

Durant l’expédition, Laurence Besse, actuellement en charge des questions légales et du financement de be.care SA, fait la connaissance du célèbre urgentiste et guide de haute montagne Emmanuel Cauchy. «On a dû opérer l’un de nos co-expéditionnaires atteint d’une pathologie oculaire d’altitude, et ce, guidé par un ophtalmologue à l’aide de l’un des tout premiers téléphones satellitaires», se rappelle Laurence Besse, qui s’impliquera par la suite dans la start-up «Medical Family Office», trousse de secours d’urgences médicales. Cette même année 2003, le duo rencontre le futur CEO de be.care, Pascal Zellner, docteur en informatique et médecine. Une double compétence précieuse, puisque c’est lui qui se lancera dans le codage de l’app, treize ans plus tard.

 

La santé en entreprise, un marché porteur

Tout aurait pourtant pu basculer en avril 2018, avec le décès brutal d’Emmanuel Cauchy, sur les parois de l’Aiguille Rouge. Pour Pascal Zellner, très affecté par la disparition de son ami, l’abandon n’était pas une option: «Avec Manu, nous avions toujours rêvé de partager les connaissances avec le grand public. Cette aventure entrepreneuriale, c’est une expédition, Manu aurait été très en colère qu’on arrête.» Symbole de la figure du tutélaire d’Emmanuel Cauchy sur le projet, son nom figure encore à l’organigramme.

De fait, la société a poursuivi sur sa lancée, avec notamment une phase de tests. Premières intéressées, les entreprises et les sociétés d’assurance, sensibles à l’argument d’une diminution de l’absentéisme, d’une prévention du burn-out, et de gains de productivité «de 10 à 30%» relevés par be.care SA en situation de travail sur des préparateurs de commandes. Une société d’assurance française s’apprête à «réaliser un test à grande échelle» sur ses employés avec pour objectif de proposer par la suite la solution à ses assurés. «Les entreprises sont tenues de s’assurer de la bonne santé de leurs employés au travail, c’est dans le Code des obligations», avance Laurence Besse. be.care SA sera d’ailleurs présente ce mois d’octobre au Salon RH à Genève, dont une part importante sera consacrée à la santé au travail.

Deux niveaux de prestation vont être proposés. L’une à destination de coachs, formés à la méthode inCORPUS®, qui pourront apporter une réponse très fine aux patients suivis, que ce soit en entreprise ou de manière individuelle; l’autre, une solution autonome, permettra à chacun d’assumer soi-même sa prise en charge et son suivi, avec des recommandations d’activité générées automatiquement par l’application. Une responsabilisation individuelle à laquelle le docteur Laurent Schmitt invite à réfléchir: «On a tous un stock d’énergie différent au départ dans la vie. Malgré cette répartition inégale, il faut apprendre à le gérer de manière optimale. L’enjeu est de vivre le mieux et le plus longtemps possible.»

Toute reproduction interdite

Ces chefs valaisans qui tutoient les sommets

La Suisse est un paradis des gourmets, les guides l’attestent. Et les stations valaisannes romandes se profilent en véritable constellation d’étoiles. La preuve par neuf adresses à croquer. Didier de Courten a longtemps dominé le paysage gastronomique valaisan au...

Rétrospective Dubuffet à Martigny

En lien avec le Centre Pompidou, la Fondation Gianadda célèbre l’œuvre multiforme de Jean Dubuffet.

Les vacances de Pascal Meyer

Pascal Meyer est le patron et créateur de QoQa, une entreprise de vente en ligne communautaire dont le succès ne cesse de grandir. Dernièrement, pour faire face aux pertes conséquentes liées au Covid-19, l’Etat de Vaud s’est associé à son entreprise.

Miracle de la Nati à Lucerne

Est-ce la proximité des terres fondatrices des grands mythes helvétiques? Est-ce le coup de fouet de l’humiliation du Mondial? Est-ce l’aigle albanais qui a déployé ses ailes sur cette équipe jeune, colorée, et qui fait plaisir.

Laetitia Dosch Flamboyante et vibrante d’émotion

Une interview intime où la jeune femme ose tout confier. Sa magnifique rencontre avec Guillaume Depardieu, son désir de grand amour, celui de devenir belle-mère. Sans exclure que ce soit avec une femme. Laetitia Dosch, vient de fêter son anniversaire, ce 1er septembre...

LA SOLIDARITÉ EN MUSIQUE

La musique adoucit les mœurs et apaise les âmes. La soprano Laure Barras a créé l’association les «Concerts du Cœur», en Valais, pour apporter du bonheur aux malades et aux personnes âgées.

Une chambre en Inde

Une chambre en Inde Paris Match Suisse | Publié le 18/10/2018   Jean Pierre Pastori La venue du Théâtre du Soleil est l’événement de la saison. Représentations, projections et rencontres.  Grande figure de la scène francophone, Ariane Mnouchkine dirige depuis un...

Du caviar, sinon rien…

Comme disait Marilyn Monroe, grande amatrice de caviar, «La célébrité, c’est comme le caviar. C’est bon d’en avoir mais pas tous les jours.»

Un «Rendez-vous» pour détabouiser l’âge

Dans son nouveau roman, la journaliste Martina Chyba dresse avec le ton décapant qu’on lui connaît, un portrait libérateur de la cinquantaine, sans rien taire de ses tracas, mais surtout de ses joies. «Personnellement, j’ai bien l’intention d’aller taper les 90 ans,...

Lara Gut, l’incorrigible diva

Sacrée deux fois championne du monde, la skieuse tessinoise reste peu aimée par le public en raison d’un comportement froid et distant. Pourquoi une telle attitude? Témoignages.

Pin It on Pinterest

Share This