Jonas Schneiter : Né pour le micro

Paris Match Suisse |

 

Plus que jamais, Jonas Schneiter (28 ans) est l’animateur star de Suisse romande. Une vocation depuis l’enfance.

 

Dès le 15 décembre, Jonas Schneiter animera, pour la troisième année consécutive, «Cœur à Cœur» sur la RTS. Pendant six jours et six nuits d’affilée, il s’installera avec deux collègues dans un minuscule studio vitré en plein cœur de Lausanne, d’où sera diffusée l’émission. Les gens pourront venir les voir comme au zoo. L’argent récolté ira cette fois à l’enfance en détresse. L’an dernier, plus d’un million de francs avait été récolté pour les jeunes en situation de précarité. «Le plus dur pour moi qui aime me retrouver seul, c’est l’enfermement. Mais, à chaque fois, je ne retiens que les bons souvenirs et je me laisse piéger à nouveau» sourit Jonas.

Récemment, ce même Jonas a animé, le samedi soir sur la RTS, Chorus, une émission qui a balayé les vieux clichés sur les chorales et qui s’est taillé un joli succès. «C’était un véritable show, bien mis en scène, avec des groupes talentueux. Côté audience, nous avons battu les émissions de divertissement diffusées en même temps sur les chaînes françaises. La preuve que les Romands préfèrent regarder ce qui vient de chez nous.»

Jonas Schneiter ou le surdoué du micro, comme on l’appelle. C’est comme si, dans nos contrées, il exerçait une sorte de monopole sur le divertissement, radio ou petit écran. Qu’une nouvelle émission naisse et c’est quasi toujours à lui qu’on fait appel. Contrairement à la France, le talent d’animateur est peu répandu en Suisse romande. Comment explique-t-il son succès? «J’essaie d’être authentique, de parler au micro comme dans la vie alors que d’autres se sentent obligés d’en faire des caisses.»

Chez lui, on peut parler de vocation. «A la maison, la radio était toujours allumée. Petit, mon tube préféré était la musique qui accompagnait «Les petits déjeuners» de Patrick Ferla. J’ai toujours dit que je voulais devenir animateur et pas pompier ou pilote de ligne. Mes modèles s’appelaient Arthur, Ardisson, Ruquier et je rêvais d’être à leur place un jour.» Il avait 17 ans à peine quand il a fait ses grands débuts sur One FM dans un rôle ingrat.» A Paléo, cantonné au bord de l’autoroute, je devais signaler l’état des bouchons alors que mes collègues faisaient la fête un peu plus loin. Ce fut mon premier job.» Pendant longtemps, les animateurs ont été regardés de haut par les journalistes. Cela perdure-t-il? «Oui, la rivalité existe toujours, trop bouffon d’un côté, trop coincé de l’autre. Les mentalités ont certes un peu évolué mais certains rédacteurs continuent à ne pas comprendre que je me compromette dans l’animation alors que je possède mon diplôme RP.»

Dans la vraie vie, le jeune homme affiche un côté idéaliste. Ecologiste, il milite pour la cause, roule électrique, tient une chronique dans «L’illustré». «Je suis pour une écologie dite égoïste qui améliore nos vies.» Ambassadeur de Terre des hommes depuis quelques années, il est notamment allé au Kosovo, en Inde et récemment il est revenu bouleversé d’un voyage en Ukraine consacré aux enfants victimes de la guerre. «Je préfère être de ce ceux qui font plutôt que ceux qui regardent.»

Sur sa vie privée, Jonas Schneiter cultive la discrétion car «vivre dans la lumière quand on est jeune n’est déjà pas évident.» Côté hobby, il adore s’occuper de ses chats et compte bientôt reprendre le tennis. Des projets? Il n’en manque pas. Il est en train de réaliser un grand documentaire consacré à la mobilité électrique. Et il n’a pas abandonné l’idée de créer un jour chez nous un vrai talk-show à la française, comme ses modèles d’enfance.

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