Les grandes tables des châteaux suisses

Paris Match Suisse |

S’attabler dans une belle demeure ou un romanesque château : plus qu’un repas, c’est une escapade dans le temps.

 

Chevaleresque château: Château de Pleujouse Romanesque, ce château médiéval est perché sur un éperon rocheux au-dessus d’un vallon planté de damassiniers (ces petites prunes typiques de l’Ajoie). Au pied d’une ruine, on s’y attable à l’ombre d’un arbre centenaire en été, et dans les salles sobres du château le reste de l’année.

Aux commandes depuis 12 ans, Gérard et Catherine Praud y proposent une cuisine inspirée et saisonnière, colorée et gourmande qui vaut une petite virée dans cette région si belle, particulièrement au printemps.

Le Château 18, 2953 Pleujouse, chateaudepleujouse.ch

Gracieux palais XVIIIe: Hôtel Du Peyrou Grandiose palais urbain, cet hôtel particulier serti dans un parc à la française a la grâce des grandes demeures du XVIIIe siècle. Au premier étage, le bel-étage, les salles et les salons en enfilade sont tout en dorures, en stucs et en lustres. Ils sont à louer pour des mariages, des repas et des événements. Au rez-de-chaussée, c’est un élégantissime restaurant qui attend les hôtes: dans de belles salles voûtées à la décoration raffinée et ouvertes sur le parc, les tables s’épanouissent dans de généreux espaces propices aux conversations intimistes comme aux moments festifs.

A l’accueil, Françoise Penlington veille sur une brigade de service toute en gentillesse attentionnée. Et en cuisine, l’Australien Craig Penlington fait des merveilles. Au gré des saisons, il joue avec les produits et avec les saveurs. Souvent locales, ces dernières se font plus exotiques parfois, notamment lors des quinzaines australiennes où le kangourou est au menu.

Craig Penlington

Craig Penlington © DR

Hôtel DuPeyrou, avenue DuPeyrou 1, 2000 Neuchâtel, dupeyrou.ch

Un castel de cape et d’épée: Castel d’Uvrier La légende affirme qu’il fut jadis garçonnière du noble Stockalper. Ce romanesque édifice à tourelle perché sur un coteau planté de vignes qui survole la vallée du Rhône est un fortin plus qu’un manoir. Depuis peu, c’est surtout un restaurant soigné, intimiste et discret, qui ne désemplit pas. On y reçoit sur réservation, dans les jolies salles sobres et claires, ou sur la terrasse ensoleillée. Et l’on y déguste la cuisine de Bruno Toppazzini qui décline ici une carte courte, gourmande, respectueuse de la grande tradition et fort bien faite. Au menu, viandes (fleur d’Hérens) et poissons (tartare de bar et tomate verte) de première fraîcheur. Une adresse pleine de charme.

Une carte courte, gourmande, respectueuse de la grande tradition.

Une carte courte, gourmande, respectueuse de la grande tradition. © DR

Le Castel d’Uvrier, 1858 Uvrier, provins.ch

Gentilhommière champêtre: L’Ermitage des Ravet « Je n’ai plus aussi bien mangé depuis mon repas chez Girardet. Nous reviendrons ! » dit Juan Carlos Ier, roi d’Espagne, en quittant l’Ermitage. C’était en 2011. Il était l’invité de la Confédération. Il n’est d’ailleurs pas seul à partager cet avis. Puisque l’Ermitage est l’une des six tables suisses à obtenir 19 points au GaultMillau. C’est aussi l’un des rares et des plus charmants hôtels-restaurants installé dans une maison de maître de tout l’arc lémanique. A quelques minutes de l’autoroute Lausanne-Genève, à l’abri de toute nuisance, le royaume des Ravet est aussi une belle histoire de famille. Bernard et Ruth, les parents, on créé la maison. Guy, le fils a rejoint son père en cuisine. Et Nathalie, l’une des filles est une sommelière connue et reconnue. Ensemble, ils écrivent au quotidien la paisible histoire gourmande de cette belle table qui, l’été venu, se déplace dans un parc à l’anglaise où barbotent les canards. Chambres douillettes donnant sur le jardin. Petits-déjeuners d’anthologie avec des pains et des viennoiseries maison.

L'Hermitage des Ravet

L’Ermitage des Ravet, route du Village 26, 1134 Vufflens-le-Château, ravet.ch

Retrouvez cet article dans notre édition Paris Match Suisse

Toute reproduction interdite

Caroline Scheufele, «Cannes, mon amour»

En mai, la vice-présidente et directrice artistique de Chopard vivra son 26e Festival, dont elle a dessiné la palme. Elle évoque ici sa passion du 7e art, ses amitiés avec les actrices, mais elle parle aussi de son amour pour la cuisine et les chiens. Exclusif. En mai...

Jessica & Annika Horn

Dans sa vie, Mike Horn n’a qu’à vivre pleinement ses aventures, ses filles s’occupent de tout le reste, gestion, recherche de sponsors, etc. Toutes deux diplômées universitaires, Annika (26 ans) et Jessica (24 ans) ont ainsi repris le rôle de leur mère, décédée en 2015. De retour du Dakar en Arabie saoudite, elles racontent leur rêveur de papa et les relations très fortes qu’elles ont avec lui.

Littérature – quoi de neuf ?

Marc Levy signe un nouveau roman «C’est arrivé la nuit» chez Robert Laffont. Son 21e. Palpitant.

La Fêtes des Vignerons : chronique d’un succès annoncé

Et si, en plus d’être la plus grande, cette édition était aussi la plus belle? La pression monte.

UN PEU PLUS SENSIBLE CHAQUE ANNÉE

Benno Widmer est en charge à Berne de l’inflammable question des restitutions d’œuvre d’art aux Etats d’origine.

Patrick Juvet, un prince venu d’ailleurs…

Crista Dubois est une belle personne, au sens propre et figuré. Durant quelques années, elle a été la petite amie de Patrick Juvet, au début de son succès. Elle se souvient. Un beau roman, une belle histoire…

La Chaumière, gastronomie en campagne

La table bucolique de Serge Labrosse est à son image, généreuse et créative.

L’enthousiasme de la maturité

À l’âge où beaucoup préparent leur retraite, Florence Faure redouble d’ambition pour sa Danse Académie Vevey. Avec elle, le futur se conjugue au présent. Plus que jamais, Florence est déterminée à faire un pôle d’excellence de son école. Voilà douze ans qu’elle...

Michelle Gisin, le bonheur sur les skis

Victoires en slalom, podiums en géant, à 28 ans, Michelle Gisin est la nouvelle reine du ski suisse. Intelligente, polyglotte, pleine de charme, elle a en plus un charisme fou. Entre deux courses et un bref séjour chez son amoureux, elle s’est confiée en exclusivité à Paris Match.

Quand le tennis peut être une religion

Roger Federer serait-il la preuve de l’existence de Dieu? Pour Raphaël Enthoven, c’est plutôt Dieu qui est la preuve de l’existence de Federer. Federer mythe contemporain!

Pin It on Pinterest

Share This