Miracle de la Nati à Lucerne
Paris Match Suisse |

Est-ce la proximité des terres fondatrices des grands mythes helvétiques? Est-ce le coup de fouet de l’humiliation du Mondial? Est-ce l’aigle albanais qui a déployé ses ailes sur cette équipe jeune, colorée, et qui fait plaisir.
La Suisse a toujours été la nation des défaites honorables. En football. Des rendez-vous ratés. Des «coitus footballisticus interruptus». Euro, Mondial, Euro, Mondial, on avait fini par croire que les rêves devaient avoir la taille du pays. Que la Suisse n’avait droit qu’a de pauvres panouilles. En football. Et puis, il y eut Lucerne. Il y eut cette hallucinante partie, dont on se demande encore si elle a bien existé. Y a-t-il une énergie tellurique particulière dans cette région de Lucerne? Deux à zéro pour les Belges à la 17e minute, l’affaire semblait pliée et puis sont arrivés Haris Seferovic, auteur de trois buts, Ricardo Rodriguez, marqueur du penalty et Nico Elvedi, auteur du quatrième but. Contre cette équipe de Belgique qui a flambé en Russie.
La Suisse a donc son ticket pour le Final Four de la Ligue des nations. Pour la première fois de son histoire, elle sera dans le dernier carré d’une grande compétition internationale. Avec trois autres géants du football, l’année prochaine au Portugal. Le pays où la Vierge est apparue à trois jeunes bergers. Il ne reste plus pour les Suisses qu’à espérer un autre miracle!
Rompu aux méthodes de management anglo-saxon, le directeur désigné du Grand Théâtre de Genève ne fait pas mystère de son irritation devant les atermoiements passés entre l’Etat et la Ville au sujet du financement de la scène municipale. Mais le bulldozer sait se faire diplomate. «Avec le nouveau gouvernement de l’Etat et la Ville de Genève, j’espère nourrir une dynamique positive qui portera finalement ses fruits. Ce que je souhaite, c’est que les choses avancent de façon pragmatique. Don’t talk about it! Let’s just do it!»
Comme il l’a fait avec l’Opéra des Flandres où ses productions ont été couronnées de prix prestigieux, Aviel Cahn veut faire du Grand Théâtre une scène internationale qui compte, notamment en programmant des ouvrages contemporains et en proposant des mises en scène décapantes. «L’Opéra n’est pas un musée. Il ne doit pas sentir la poussière.» Les prises de risque ne lui font pas peur. «No risk no fun!», sourit-il.
