Tout ce que vous devez savoir sur… Daniele Finzi Pasca

Paris Match Suisse |

The right man at the right place. Daniele Finzi Pasca prépare une Fête des vignerons sensible, émouvante, voire féerique.

 

Il fallait un artiste inspiré et expérimenté, apte à s’inscrire dans la tradition tout en la renouvelant. Quel meilleur choix la Confrérie des vignerons pouvait-elle faire? Le Tessinois Daniele Finzi Pasca a à son actif l’écriture et la mise en scène de super-spectacles, que ce soit pour le Cirque du Soleil, à Montréal, ou pour les cérémonies de clôture des Jeux olympiques de Turin et de Sotchi. Sans compter qu’il travaille aussi avec Valery Gergiev, le tsar du théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, et qu’il développe un projet pour Broadway.

S’il est la figure de proue de ces spectacles, Daniele Finzi Pasca ne s’appuie pas moins sur un noyau d’artistes, à commencer par Julie Hamelin, son épouse, prématurément décédée il y a deux ans, mais à laquelle la Fête des vignerons doit beaucoup. «La conception du spectacle, la trame narrative, l’écriture, nous les avons imaginées ensemble, Julie et moi.» Les scénographes, la costumière, le chorégraphe, le vidéaste et la compositrice principale, Maria Bonzanigo, ont été aussi de plusieurs de ses aventures passées. «Avec Maria, qui est d’ailleurs née à Lausanne, je travaille depuis plus de 30 ans! Elle aurait pu écrire toute la musique de la Fête. Mais nous avons cherché à élargir notre noyau, à l’enrichir d’artistes de la région. La Confrérie nous a ainsi proposé Jérôme Berney et Valentin Villard. Pour les chansons, nous avions besoin de poètes d’ici qui puissent mettre nos idées en mots. Là encore, la Confrérie nous a mis en contact avec deux auteurs, Stéphane Blok et Blaise Hofmann. Je n’ai pas voulu trancher. Chacun a sa propre approche de la langue, ce qui est aussi un enrichissement.»

La compagnie Finzi Pasca est basée à Lugano avec encore une antenne à Montréal. C’est pourtant la première fois que Daniele se voit commander une grande production en Suisse. Mais la Fête des vignerons ne comporte-t-elle pas trop de passages obligés? «Croyez-vous que monter un spectacle pour le Cirque du Soleil – spectacle susceptible d’être vu par 8 à 10 millions de spectateurs – ou pour les Jeux olympiques avec retransmission en direct dans le monde entier soit sans contrainte? Il y a des règles à respecter. Comme les règles d’un jeu.» Daniele Finzi Pasca place le couronnement des vignerons-tacherons au centre du spectacle, une innovation. «A l’origine, il n’y avait qu’un spectacle: le couronnement. Ce n’est que par la suite qu’il a été détaché de la Fête proprement dite. Je ne fais donc que le réintégrer, avec l’assentiment de la Confrérie, bien sûr, qui est associée à tout le processus de création.» Autre nouveauté: le cycle des saisons est éclaté. Pour le vigneron, ce qui compte, c’est moins les saisons que les différents moments du travail de la vigne: de la taille des sarments au buttage ou à l’effeuillage. La Fête commencera d’ailleurs par les vendanges. Et les Cent Suisses, la troupe d’honneur, sera flanquée de Cent Suissesses. Un signe de notre époque!

La Confrérie lui a demandé un spectacle émouvant, voire féerique. Daniele Finzi Pasca entend bien faire rêver les 20 000 spectateurs qui, à une vingtaine de reprises, rempliront l’arène.

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